Je passerais mon temps à ne plus regarder ton visage, mais savoir quand même qu'une expression gênée et coupable se dessine dessus. Ne plus te parler, en sachant que ça te blesse. Mais sais-tu, je crois, que ça ne me fais rien, je ne fais que rendre la monnaie de ta pièce. J'attendrais que tu me prouves que tu tiens à moi, comme tu le prétends. J'attendrais, certes, mais moins longtemps, Tros mois c'étais deja trop. Tu resteras le parfait inconnu que je ne regarderais plus, le parfait ignorant auquel je ne parlerais plus. Le parfait ennemi simplement. Même si j'aurais cette amère envie de retrouver le passé, de TE retrouver. Je ne peux pas, je ne peux plus, encore hier je l'aurais pu, mais aujourd'hui c'est trop tard. J'ai trop mal, je pleure trop. Je retombe chaque fois un peu plus quand j'essaye de me raccrocher à la moindre chose. J'aimerais t'oublier, même si je ne veux pas, même si je ne peux pas, et je n'y arriverais pas je le sais, je t'estime trop pour t'oublier facilement. Je pense, que ça me prendra le double du temps auquel j'ai mis à m'attacher à toi. Le double du temps que j'ai, l'on pourrait dire, presque perdu. Il y a encore hier, j'allais parfaitement mieux, je l'avais décidé et essayer. Après tout en réfléchissant même si je ne pouvais pas t'avoir, JE T'avais tout de même. Et cela me suffisait amplement. Jusqu'à ces mots, tes mots. Qui m'ont énormément blessés, à la suite de quoi, j'ai décidé de ma vie, te rayé, et faire comme si tu n'avais jamais existé, jamais compter pour moi. Enfin juste essayer. Pour commencer. Non, je m'y résigne, je n'y arrive pas, c'est comme un aiment qui me colle à toi, qui m'attire vers toi, qui me ramène vers toi.